Où trouver de l'aide?

Les services renseignés sur cette page remplissent des missions différentes, mais complémentaires. Ils travaillent en partenariat et pourront vous guider en fonction de vos demandes et de vos besoins. Ces services sont accessibles gratuitement aux victimes et aux proches de victimes d’infraction pénale. 

Tous les collaborateurs qui travaillent au sein de ces services (assistants sociaux, psychologues, juristes, avocats…) sont soumis au secret professionnel.

Service d’assistance policière aux victimes

Les services d’assistance policière aux victimes sont des services appartenant à la police. Ils sont présents au sein de la police locale (dans chaque zone de police) et au sein de la police fédérale (dans chaque arrondissement judiciaire).

Il s’agit de services de première ligne. Cela veut dire qu’ils peuvent être présents pour vous soutenir directement après les faits dont vous avez été victime.

Selon que la police fédérale ou locale soit intervenue dans les faits dont vous avez été victime, le service d’assistance aux victimes de la police locale ou de la police fédérale sera présent pour vous aider.

Quelle aide recevoir d’un service d’assistance policière aux victimes ?

Ces services peuvent vous aider si vous souhaitez obtenir un soutien moral, une écoute, une aide dans vos démarches pratiques et administratives, des informations sur vos droits, un conseil,…

Les services d’assistance policière aux victimes interviennent sur le court terme. Ils ne proposent aucun suivi psychothérapeutique. Si besoin, ils vous réorienteront vers les services adéquats pour une prise en charge à plus long terme.

Qui peut s’adresser à un service d’assistance policière aux victimes ?

Les personnes victimes d’infraction pénale, leurs proches et les témoins.

A quel moment vous adresser à un service d’assistance policière aux victimes ?

Si vous vous estimez victime d’une infraction pénale ou si vous pensez que l’un de vos proches l’est, vous pouvez prendre rendez-vous avec un service d’assistance policière aux victimes, pour une première écoute quand vous le souhaitez.

Vous ne devez pas avoir déposé plainte pour prendre contact avec un service d’assistance policière aux victimes.

Où trouver un service d’assistance policière aux victimes ?

Vous trouverez les coordonnées des services d’assistance policière aux victimes de la police locale sur le site www.police.be. Introduisez votre code postal et vous serez dirigé(e) vers le site web de votre zone de police locale.

Vous trouverez ici les coordonnées des services d’assistance policière aux victimes de la police fédérale.

Services d’accueil des victimes

Les assistants de justice des services d’accueil des victimes peuvent vous informer et vous accompagner tout au long de la procédure judiciaire, du dépôt de votre plainte jusqu’à l’exécution de la peine par l’auteur de l’infraction.

Vous pouvez vous adresser à un service d’accueil des victimes pour différentes raisons : demander des explications sur les motifs d’un classement sans suite, savoir comment vous constituer partie civile, obtenir des informations ou un soutien lors du procès ou d’une reconstitution, obtenir des informations sur l’évolution de la procédure judiciaire en cours…

L’accueil des victimes fait partie des missions confiées aux Maisons de justice. C’est donc un service public qui relève de la compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Quelle aide recevoir d’un service d’accueil des victimes ?

Les assistants de justice des services d’accueil des victimes remplissent trois missions:

  • Vous informer

Ils peuvent vous donner des informations générales sur la façon dont se déroule une procédure judiciaire ou sur les droits des victimes.

Ils peuvent également vous transmettre les explications nécessaires pour que vous compreniez bien la procédure en cours, l'évolution de votre affaire et les décisions prises par les autorités judiciaires.

Si vous le désirez, ils peuvent servir d’intermédiaire entre le magistrat responsable de l’enquête et vous-même.

  • Vous assister

A chaque étape de la procédure judiciaire, l’assistant de justice en charge de votre dossier peut, si vous le souhaitez, répondre à vos questions et vous accompagner en vous apportant un soutien émotionnel.

Par exemple, il peut vous soutenir lors d’une reconstitution, lors du procès, lorsque vous allez consulter votre dossier ou récupérer des pièces saisies dans le cadre de l’enquête, lors de l’audience devant le tribunal de l’application des peines…

  • Vous orienter

En fonction de vos besoins et de vos difficultés, les assistants de justice peuvent vous orienter vers des services spécialisés avec lesquels ils collaborent (par exemple pour une aide juridique ou un accompagnement psychologique).

Qui peut s’adresser à un service d’accueil des victimes ?

L’aide peut être demandée par la victime ou par ses proches.

A quel moment vous adresser à un service d’accueil des victimes ?

Les services d’accueil des victimes peuvent vous prendre en charge à tout moment de la procédure judiciaire.

Où trouver un service d’accueil des victimes ?

Chaque Maison de justice comporte un service d’accueil des victimes.
Vous en trouverez un près de chez vous en consultant la carte interactive.

Services d’aide aux victimes

Les services d’aide aux victimes vous apportent une aide sociale ou psychologique adaptée à vos besoins afin de vous aider à faire face aux conséquences de l’infraction.

Cette aide peut être de courte durée ou prendre la forme d’un accompagnement plus long.

Les services d’aide aux victimes sont des services privés reconnus et subsidiés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les services d’aide aux victimes sont indépendants de la police et de la Justice.

Quelle aide recevoir d’un service d’aide aux victimes ?

Les intervenants des services d’aide aux victimes proposent une approche globale des différentes conséquences de l’infraction. Ils peuvent vous procurer, à court, moyen ou long terme :

  • une aide psychologique adaptée aux conséquences de l’événement subi
  • une aide sociale et des informations pour vous orienter et vous soutenir dans vos différentes démarches (police, institutions judiciaires, assurances, etc.)

Les entretiens ont lieu au service d’aide aux victimes, dans un local garantissant la discrétion ou, si nécessaire, chez vous ou à l’hôpital. Si vous le souhaitez, un collaborateur du service d’aide aux victimes  peut vous accompagner lors de certaines démarches (vous rendre chez le médecin, à la police…).

Les services d’aide aux victimes peuvent aussi vous assister devant la Commission pour l’aide financière aux victimes d’actes intentionnels de violence ou si vous êtes entendu(e) par le Tribunal d’application des peines.

Qui peut s’adresser à un service d’aide aux victimes ?

L’aide peut être demandée par la victime ou par ses proches.

Quand s’adresser à un service d’aide aux victimes ?

L’aide peut vous être apportée à tout moment, même directement après les faits et indépendamment d’une plainte.

Si, en déposant plainte, vous avez autorisé la police à communiquer vos coordonnées au service d’aide aux victimes, un intervenant spécialisé prendra contact avec vous pour vous proposer un entretien.

Où trouver un service d’aide aux victimes ?

Il existe au moins un service d’aide aux victimes par arrondissement judiciaire.
Vous en trouverez donc un près de chez vous en consultant la carte interactive.

Informations et conseils juridiques

Vous avez besoin d’informations ou de conseils juridiques ?

Vous souhaitez consulter un avocat ? 

Le rôle premier d’un avocat est de vous conseiller, de vous donner des informations d’ordre juridique, et de vous éclairer sur les conséquences juridiques de vos actions. Il est aussi là pour défendre vos intérêts en vous assistant ou en vous représentant, si vous le souhaitez, dans une procédure judiciaire.

Deux possibilités s’offrent à vous en fonction de vos besoins :

  • Vous avez besoin d’informations juridiques simples ou d’un premier conseil ?

Vous pouvez recevoir gratuitement des informations juridiques simples ou un premier conseil dans le cadre de l’aide juridique de première ligne.

Il s’agit d’un service gratuit et accessible à tous, sans condition de revenus.

L’aide juridique de première ligne est assurée par des avocats de permanence.

Les permanences d’aide juridique de première ligne sont organisées dans différents endroits (palais de justice, justices de paix, maisons de justice, CPAS, asbl…).

Pour connaître les lieux et les horaires des permanences proches de chez vous, vous pouvez contacter la commission d’aide juridique de votre arrondissement judiciaire.

  • Vous avez besoin de conseils approfondis ? Vous voulez lancer une procédure ou intervenir dans une procédure en cours ?

Il peut être utile de faire appel à un avocat pour vous aider ou vous représenter (c’est-à-dire agir à votre place et en votre nom) pendant la procédure.

Si vous remplissez les conditions au niveau de vos moyens d'existence, vous pouvez avoir accès à l’aide juridique de deuxième ligne. Vous bénéficierez alors des services d’un avocat à moindre frais, moyennant le versement d’un ticket modérateur et d’une éventuelle une provision fixée par le bureau d’aide juridique.

Pour tout renseignement, vous pouvez vous adresser au bureau d’aide juridique le plus proche de chez vous.

Service de médiation

Les services de médiation vous offrent la possibilité d’établir une communication utile avec l’auteur des faits et de gérer plus personnellement les conséquences émotionnelles et financières résultant de l’infraction.

Il s’agit de services reconnus et subsidiés par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour exercer une mission d’aide à la communication entre toutes les personnes concernées par une infraction, principalement les auteurs, les victimes et leurs proches.

Quelle aide recevoir d’un service de médiation ?

Cette possibilité de communication peut vous permettre de répondre à différents besoins et préoccupations selon votre situation personnelle et le stade de la procédure :

  • Obtenir de l’auteur des informations utiles à une meilleure compréhension des faits
  • Lui exprimer votre position et votre ressenti au regard de ce que vous avez subi
  • Solliciter des engagements de nature à apaiser un sentiment d’insécurité, (gestion des contacts et des rencontres fortuites, mise à distance…)
  • Examiner les possibilités d’indemnisation les plus adéquates

Il vous appartient de décider des points que vous voulez aborder et la manière dont vous souhaitez communiquer : par l’intermédiaire du médiateur ou lors d'une rencontre directe avec l’autre partie, encadrée par un médiateur. Dans tous les cas, le médiateur veillera à ce que les échanges se déroulent dans des conditions respectueuses de vos intérêts.

Le contenu des conversations est confidentiel à l’exception d’un éventuel accord écrit sur divers engagements, conclu avec l’autre partie et transmis aux autorités compétentes (parquet, tribunal, tribunal d’application des peines).

Quand peut-on s’adresser à un service de médiation ?

Vous pouvez vous adresser directement au service à tous les stades de la procédure, du dépôt de plainte à l’exécution de la peine et ce, pour tous types de faits, y compris les accidents de la route.

Vous pouvez également solliciter le service pour des faits prescrits ou qui n’ont pas fait l’objet d’une plainte.

Où trouver un service de médiation ?

Ces services sont présents dans toutes les divisions ou arrondissements judiciaires. Vous pouvez consulter leur site pour trouver les coordonnées du service le plus proche de chez vous.

Situations particulières

Vous êtes victime ou proche d’une victime d'un acte terroriste, d’un accident de la route, de violence conjugale, de violences sexuelles, de maltraitance infantile...?

Via les liens mentionnés ci-dessous, vous trouverez des informations générales ainsi que les coordonnées de services spécialisés dans ces questions.

  • Victimes d’actes terroristes

Le site internet du centre de crise du gouvernement dispose d’informations spécifiques destinées aux victimes des attentats et à leurs proches.

La commission pour l'aide financière aux victimes d'actes intentionnels de violence a mis un guichet unique à disposition des victimes d'actes terroristes.

Le site SPF Sécurité sociale donne notamment des informations sur le statut de solidarité nationale

Le site du SPP Intégration sociale reprend des informations sur l'intervention dans les frais médicaux pour les victimes des attentats

  • Violences conjugales

Ecoute violences conjugales
Violence entre partenaires - Comment s'en sortir?

  • Violences sexuelles

SOS Viol
Non aux violences

  • Accidents de la route

Le Département Information et orientation des victimes de la route, au sein de l’Agence wallonne pour la sécurité routière, aide la victime d’un accident de la route - et/ou ses proches - à faire valoir ses droits (notamment : démarches auprès des compagnies d’assurances et accompagnement dans le processus d’évaluation du dommage corporel et de l’indemnisation). Le Département propose également un soutien psychologique ainsi qu’une écoute attentive permettant, au besoin, l’orientation vers d’autres professionnels.

  • Maltraitance infantile

Si vous connaissez un enfant victime de maltraitances physiques ou psychologiques, n’hésitez pas à faire appel à une équipe SOS-Enfants. Les équipes sont composées d'assistants sociaux, de psychologues, de médecins et de juristes et veillent notamment à assurer la prévention et le traitement des situations de maltraitances.

Aider les jeunes en difficulté ou en danger est la principale mission des Services d'aide à la jeunesse (SAJ). Ils proposent une aide aux jeunes de moins de 18 ans en difficulté ou aux enfants considérés en danger, c'est-à-dire dont la sécurité ou la santé est menacée. Ils interviennent à la demande des jeunes ou de leur famille mais aussi quand des inquiétudes leur sont transmises par des personnes extérieures (un service, une école, un parquet...). Vous trouverez ici les coordonnées des SAJ.  

Yapaka est un programme de prévention de la maltraitance créé à l'initiative du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

  • Traite des êtres humains

Il existe deux services spécialisés d’aide aux victimes de la traite des êtres humains:
Pag-ASA (Bruxelles)
Sürya (Wallonie)

Ces services sont joignables 24h/24 et 7j/7.

  • Mariages forcés et violences liées à l’honneur

Mon mariage m’appartient

  • Mutilations génitales féminines (MGF)

Deux services sont spécialisés dans l’aide aux personnes concernées par les MGF:
Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (GAMS)
Intact